Gargamel Cactus : Trucs et astuces
Sauvetage
et multiplication d'une cactée rare ou comment greffer sur
Opuntia.
Tout d'abord, je vous présente la
plante en question : Mammillaria haudeana.

Je sais,
c'est horrible !!!! Mais vous avez probablement la
même chez vous :-)
Cette plante, greffée sur Myrtillocactus ( porte greffe assez
nul il faut bien le dire lorqu'il est employé au nord de la
Loire ) est âgée d'une bonne douzaine d'années et
n'a jamais fleuri.
Nous allons tout faire pour assurer sa descendance, et de belle
manière.
Voici présenté ici le
matériel nécessaire.

La plante horrible déjà aperçue
Un cutter, si possible petite taille, c'est plus pratique.
De l'alcool, pour désinfecter la lame du cutter ( très
important )
Un élastique, pour fixer le greffon sur le porte greffe
Et le porte greffe : il s'agit en l'occurence d'Opuntia compressa, l'un
des meilleurs à mon sens car très rustique, peu regardant
sur la composition du substrat et supportant à merveille les
excès d'arrosage.
De surcroît, qualité non négligeable, nous pourrons
par la suite l'enterrer petit à petit au fur et à mesure
des rempotages, jusquà le voir disparaître
complètement dans le substrat.
Il est impératif que ce porte greffe soit bien arrosé
quelques jours avant, afin d'être bien gonflé de
sève, ce qui aide bien évidemment au bon "collage" du
greffon.
Voici à présent la façon de couper correctement le
porte greffe :

L'image parle d'elle même :
D'abord une coupe à l'horizontale afin d'étêter
l'article de l'Opuntia, puis une coupe de chaque côté
à 45°
Vous pouvez jeter les deux petits bouts à gauche et à
droite ou les faire en salade, ils ne servent plus à rien.
Ne jetez surtout pas le sommet ainsi coupé, mettez le à
sécher une bonne semaine et faites le raciner sur du sable, il
vous donnera un nouveau porte greffe tout heureux de sauver une
nouvelle plante en difficulté !
Le biseautage :

L'image parle
également d'elle même :
A l'aide du cutter bien nettoyé à l'alcool, enlevez cette
partie de l'épiderme, en coupant à 45°, de chaque
côté.
Cette opération est capitale : en effet, les jours suivants la
coupe du porte greffe, les tissus mous au centre du plan de coupe se
rétractent : si vous n'avez pas procédé à
cette opération, l'épiderme plus dur, restant lui
au niveau initial va immanquablement repousser le greffon et
empêcher une soudure convenable des 2 parties.
Vous aurez à tout recommencer car le greffon va se
détacher ou au mieux être mal soudé, ce qui
empêchera la bonne circulation de la sève et par là
même un greffon qui se développe mal.
Mise en place du greffon et saut à l'élastique :-)
Après avoir
prélevé au cutter un petit morceau aux
extrémités de la plante horrible, le présenter au
dessus du porte greffe, appuyer doucement en tournant de gauche
à droite afin de chasser les bulles d'air qui
empêcheraient un bon contact et une bonne soudure.
Passer l'élastique comme décrit sur la photo.
Il faut bien entendu avoir préalablement choisi un
élastique de taille adéquate, pour qu'au final il soit
assez tendu afin de bien fixer le greffon, mais pas trop afin de ne pas
écraser celui ci
Une vue de
côté de l'ensemble porte greffe greffon correctement
réalisé.
Cette étape n'est certes pas la plus facile,
( vous verrez quand vous essaierez ) car la sève a
tendance à faire glisser le greffon soit à gauche soit
à droite, mais rarement au centre :-)
En tendant l'élastique soit d'un côté soit de
l'autre selon de quel côté penche le greffon, vous
arriverez avec un peu d'habileté à l'équilibre
nécessaire pour obtenir au final un ensemble très
harmonieux et surtout qui tient bien.
Le résultat, la récompense :

Une année exactement après la greffe, notre moribond ne
se porte pas trop mal !
Sur 6 plantes greffées l'année dernière, 3 me
gratifient de magnifiques floraisons, dont celle qui est
présentée ici.
Les 3 autres n'ont pas l'air de se décider à fleurir
cette année mais se portent à merveille : des rejets sont
apparus, bien gonflés, et je pourrais jurer qu'elles fleuriront
l'année prochaine.
J'ai expérimenté depuis quelques années nombre de
portes greffe : Trichocereus pachanoi et spachianus, Harrisia jusbertii
et guelichii, certains cereus, Echinopsis sp. Selenicereus, etc...
En ce qui concerne des plantes de petit développement, l'Opuntia
compressa est plus que prometteur, je dirais presque excepionnel tant
il accélère la floraison des sujets sans toutefois
déformer ceux cis.
Je dois malgré tout honnêtement tempérer mon ardeur
à le défendre car le recul que je possède en la
matière ne dépasse pas les 2 années, il
faudrait un peu plus de temps pour affirmer haut et fort : ce porte
greffe est EXCEPTIONNEL !!!!
Laissons lui en effet le temps de faire ses preuves, mais
jusqu'à présent, il me paraît idéal !
Une petite vue de l'ensemble dépoté, qui vous donne une
idée de l'importance du système racinaire, qui explique
peut être mieux pourquoi il booste tant les greffons !

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Prises
de vues sur fond noir
Des questions me sont souvent posées quant à la
réalisation de mes prises de vues, et en particulier le fameux
"fond noir" . Voici de quoi vous livrer mon premier "truc et astuces".
Il ne s'agit pas du tout d'un conseil car je suis un
débutant, mais simplement ma façon à moi de
réaliser mes photos.
Le fond noir :
Il s'agit d'une planche de coffrage pas vraiment noire puisqu'elle
est brun
foncé ( panneau de particules laqué qui sert pour les
coffrages en maçonnerie ) : tout autre fond d'une autre
consistance convient très bien mais c'est ce qui m'est
tombé sous la main en premier lieu.
Je joins une photo pour que vous compreniez mieux mon
système.
Tout le problème est d'obtenir un fond noir et un sujet
malgré tout éclairé.
Pour l'obtenir, comme vous le voyez sur la photo, ma planche est en
biais afin de ne pas être éclairée par le soleil (
il faut l'orienter selon les heures de prises de vues )
De plus, si vous remarquez la position du pied et le sujet à
photographier,l'appareil vise à 45° de manière
à viser le fond noir qui se trouve sur le bas, à l'abri
du soleil derrière mes bacs de culture, tout en ayant la plante
en pleine lumière.
En outre, et cela me paraît assez important, vous pouvez
remarquer que j'ai ajouté des réflecteurs en papier
d'aluminium sur le côté opposé au soleil et sur le
devant du sujet à photographier, ceci dans le but
d'éclairer le corps sombre de la plante, par rapport aux fleurs
qui elles sont bien assez lumineuses et ont tendance à capter
toute la lumière : si je n'employais pas cette stratégie,
le corps de la plante serait pratiquement noir sur la
photo. Bien entendu, je déplace les réflecteurs en
fonction des heures de prises de vues et de l'endroit où arrive
l'éclairage du soleil.
Cette photo a été réalisée cet après
midi, par grand soleil : ça n'est pas l'idéal car il vaut
mieux un ciel légèrement voilé, mais il faut faire
avec bien entendu car d'autre part, si le ciel est voilé, les
fleurs ne s'ouvrent pas forcément, d'où un sacré
dilemme que j'ai en partie résolu en préparant mes
plantes à l'avance sous une lampe 600 Watts, ce qui les force
à fleurir malgré tout même par temps pourri !
Voici mon système, livré à l'état
brut, un peu de bricolage d'amateur car les pros eux
éclairent dans tous les coins avec des spots et plusieurs flash,
+ des réflecteurs
professionnels, mais ç'est beaucoup plus cher :-)))
Ca va peut être faire rire les pros, mais aidera peut
être quelques amateurs à moindre frais :-))

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